Mon cher
ami,
Je suis très émue de vous dire que j’ai
Bien compris, l’autre soir, que vous aviez
Toujours une envie folle de me faire
Danser. Je garde le souvenir de votre
Baiser et je voudrais que ce soit par
Amitié que l’on fixe un rendez
Vous. Je suis prête à vous montrer mon
Affection toute désintéressée et sans
cal-
Cul et si vous voulez me voir ainsi,
Mon âme frémissante et, pour ainsi dire,
Toute nue, veuillez me rendre visite,
Nous causerons entre amis. Franchement,
Je vous prouverai que je suis une femme,
Sincère capable de vous offrir
l’affection
La plus étroite comme la plus profonde
Amitié, en un seul mot, la meilleure épouse
Dont vous pourriez rêver. Puisque votre
Cœur et libre, pensez que la solitude qui
m’ha-
Bite est longue, bien dure, et souvent
Pénible ; en y songeant, j’ai la tête
Grosse, accourez vite et venez me la
Faire oublier car votre amour me fera me
sou-
Mettre entièrement !
Votre admiratrice
P.S. : Si vous doutez de mon amour,
veuillez relire cette
lettre en sautant une ligne chaque fois.
(Lisez ce poème jusqu'au
bout. Les instructions sont à la fin)
La première
fois quand je l'ai vue
J'ai tout de
suite remarque son regard
J'en étais
complètement hagard
Dans ce
jardin du Luxembourg
Je me suis
dit : Faut que je l'aborde
Pour voir si
tous deux on s'accorde
J'ai déposé
mon baluchon
Alors j'ai
vu tes gros yeux doux
J'en suis
dev'nu un peu comme fou
Quand je
t'ai dis que tu me plaisais
Que
j'aimerai bien te revoir
Tu m'as donné
rendez-vous le soir
Et je t'ai
dis: Oh Pénélope
Que tu étais
une sacrée belle fille
Que je
t'aimerai toute ma vie
Quand dans
ce lit de marguerites
Tu m'as
caressé doucement la tête
Ma vie entière
est une fête
Et sous les
regards de la foule
J'ai posé
ma main sur ta main
Vous voyez
bien que ce n'est pas malsain
A l'ombre
des eucalyptus
Je t'ai dit:
Je veux que tu me suives
Je te
sentais d'humeur lascive
Alors comme
ça dans les tulipes
Tu m'as fait
une petite promesse
Gage
d'affection et de tendresse
Si notre
amour devait céder
Je n'aurais
plus qu'à me faire prêtre
Je ne
pourrai jamais m'en remettre
Car si un
jour notre amour rouille
Je m'en
mordrai très fort les doigts
Chérie
vraiment je n'aime que toi
Ce poème naïf
est de Paul Adam (Romancier français 1862 - 1920)
Et comme
pour les poèmes grivois désormais bien connus de Georges Sand et d'Alfred de
Musset, il recèle lui aussi un second sens caché.
La clé ?
Changez le dernier mot du second vers de chaque strophe, de manière à ce qu'il
rime avec le premier vers, plutôt qu'avec le troisième.
L'ARGENT
Il peut acheter une maison
Mais pas un foyer
Il peut acheter un lit
Mais pas le sommeil
Il peut acheter une horloge
Mais pas le temps
Il peut acheter un livre
Mais pas la connaissance
Il peut acheter une position
Mais pas le respect
Il peut payer le médecin
Mais pas la santé.
Il peut acheter du sang
Mais pas la vie
Il peut acheter du sexe
Mais pas de l'amour |